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Biennale de la jeune création

Biennale 2016 - vue de la Verrière - R. Vicari, T. Schelstraete, L. Bottereau & M. Fiquet, C. Cuni.

Depuis 1997, la Biennale de la jeune création est dédiée aux expressions artistiques émergentes.

Pluridisciplinaire jusqu’en 2006, elle se focalise depuis sur les arts plastiques et se déroule au centre d'art La Graineterie. Elle prend forme au sein d'un projet plus global de diffusion, de production et de sensibilisation autour de l’art contemporain.

Exposition collective, qui s'est déroulée du 7 avril au 26 mai 2018, La Graineterie.

Lauréate de la 12e Biennale de la jeune création : Agathe Brahami-Ferron.

 

La Graineterie 
Pôle culturel municipal et centre d'art
Renseignements et réservations:
27, rue Gabriel Péri
Tél. : 01 39 15 92 10
e-mail : 
La Graineterie vous accueille :
Mardi, jeudi et vendredi : de 15h à 18h
Mercredi et samedi : de 10h à 13h et de 15h à 18h
Fermeture le lundi et le dimanche.

Suivant le principe de la carte blanche et favorisant la naissance de nouvelles œuvres, la Biennale de la jeune création valorise la singularité et la qualité des démarches des jeunes plasticiens accueillis. A l'occasion d'une exposition collective et de l'édition d'un catalogue, il s’agit de croiser leurs parcours, de participer à l’affirmation de leur talent et à sa reconnaissance. Si le croisement des publics, des œuvres et des artistes est depuis toujours la ligne directrice de la Biennale, celle-ci favorise depuis quelques éditions des rencontres plus larges, invitant des commissaires et critiques d’art à poser leurs regards et leurs mots sur l’univers de chacun des artistes exposés. A la fin de chaque édition un jury sélectionne un(e) lauréat(e) qui est invité en résidence de création la saison suivante.  

Florian Viel est le lauréat de l'édition 2016. Il a été accueilli en résidence lors de la saison 2016/2017 et a présenté sa première exposition personnelle No Lifeguard on Duty du 31 mars au 20 mai 2017.
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Un appel à candidatures

Accentuant et diversifiant au fil des années son soutien à la jeune création, la Biennale de la jeune création permet à des artistes de moins de 35 ans d’être diffusés, valorisés et accompagnés. Chacun bénéficie d'une aide à la production. À la suite d’un appel à candidatures, chaque artiste est sélectionné sur dossier par un jury de professionnels et d’élus locaux qui retient une dizaine de candidats faisant preuve d’une démarche artistique affirmée, originale et pertinente.
Le jury professionnel de la 12e édition se composait de Julie Crenn, Florian Gaité, Mathieu Lelièvre, Sonia Recasens, Florian Viel, ainsi  que les membres des Amis de la Graineterie « Les Grainetonautes » et les membres de la commission culture municipale.

La 12e édition s'est déroulée du 7 avril au 26 mai 2018, avec Bianca Bondi , Agathe Brahami-Ferron, Octave Courtin , Lucie Douriaud, Louis Granet , Jean-Baptiste Janisset , Ludivine Large-Bessette , Guillaume Lo Monaco , Marie-Claire Messouma Manlanbien , Jimmy Richer , Damien Rouxel .

Un lauréat, une résidence d'artiste

Lauréate de la 12e Biennale de la jeune création : Agathe Brahami-Ferron.

Née en 1992, elle vit et travaille à Paris. Suite à l’obtention de son DNSAP en 2016, elle effectue un post-diplôme à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Cette sculptrice et céramiste a déjà participé à plusieurs expositions en région parisienne, notamment au sein la galerie Catzeflis, avec laquelle elle a entre autres exposé au Salon Paris Art & Design, au palais des Beaux-Arts pour l’exposition Extranaturel de Mark Dion, ou encore aux Ateliers d’artistes de Belleville et au Crac de Champigny-sur-Marne. En tant qu’assistante de Claude Dumas, elle a mené l’atelier céramique de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris pendant plusieurs années et s’apprête à diriger un stage pour adultes aux Beaux-Arts de Saint-Ouen. En 2017, elle participe à un workshop avec Serena Carone et Sophie Calle, dans le cadre de leur exposition au musée de la Chasse et de la Nature à Paris.

Depuis 2008, autour des questions de rencontre et d’expérimentation mais aussi des logiques de soutien et d’accompagnement des artistes, naît le dispositif Un(e) artiste en ville . Le lauréat de la Biennale, choisi par un jury, est invité en résidence de création à Houilles la saison suivante. Celle-ci permet la  réalisation d’une  exposition  personnelle, l’édition d’un catalogue monographique, tout en mettant en jeu durant plusieurs mois un nouvel ancrage, celui du territoire, en lien avec la démarche et la personnalité de l’artiste lauréat(e).

« Alors qu’elle étudie aux Beaux-arts de Paris, Agathe Brahami-Ferron pratique d’abord la peinture en représentant des portraits d’individus seuls, perdus dans leurs pensées, en état de contemplation. La nécessité du volume, du rapport à l’espace et de la relation physique aux personnages l’amène vers la sculpture en céramique émaillée. À l’endroit de l’émaillage, la peinture et la céramique s’hybrident.À la plage, dans le métro ou dans la rue, l’artiste observe attentivement les gens. Elle est à la recherche d’un état singulier, le moment où nous sommes perdus dans nos pensées, comme déconnectés du monde qui nous entoure. À ce moment précis, nous nous offrons aux regards extérieurs sans barrière, sans jeu, sans artifice. Agathe Brahami-Ferron restitue cet état à travers la réalisation à échelle 1 de corps en terre émaillée. L’échelle réelle et le travail de peinture engendrent une identification, un corps à corps avec le regardeur. Une identification rendue possible par la dimension sociologique des œuvres. L’artiste s’emploie en effet à modeler différents groupes sociaux. Les corps sont imparfaits, relâchés, libérés de toute forme de représentation publique. Malgré la neutralité de leurs expressions, ils irradient un sentiment étrange, entre présence et absence, entre réalisme et surréalisme. À La Graineterie, l’artiste souhaite injecter une dose de récit à travers l’articulation dans l’espace de ses personnages. L’œuvre, envisagée comme une installation, diffracte les points de vue. Les trois individus sont à la fois isolés, plongés dans leurs pensées, et en dialogue avec les autres. Différentes voies de communication sont ouvertes : entre les personnages et avec les regardeurs. Leurs vies intérieures (pensées, souvenirs) sont extériorisées par la présence de bustes en lévitation et d’éléments traduisant des fantasmes, des souvenirs, des rêveries et des projections partagées.  »
Par Julie Crenn

 

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