Et après ? - Carte blanche à Maxime Thoreau

Et après ? - Carte blanche à Maxime Thoreau

Le projet

Comme suite aux tribunes1,2 récemment publiées par le réseau exprimant l’absolue nécessité d’être au plus près des artistes et des auteur·e·s en cette période de crise, les structures adhérentes de TRAM se mobilisent pour soutenir la création contemporaine.

Dans un monde plus incertain que jamais, le réseau lance un projet consistant à inviter des artistes et des auteur·e·s à produire une pièce autour de la notion d'« après ».

30 structures pour 30 artistes et auteur·e·s parmi lesquel·le·s : Nour Awada, Théodora Barat, Mia Brion, Matthieu Cossé, Hoël Duret, Karim Ghelloussi, Eléonore Lubna et Luis Matton, Nelly Maurel, Albertine Meunier, Émilie Moutsis, Jean-Christophe Norman, Josèfa Ntjam, Pierre Paulin, Louise Porte, Delphine Pouillé, Marie Quéau, Chloé Riviera, Charles Robinson, Evan Roth, Maxime Thoreau, Maxime Verdier, le collectif CLARA ou le collectif Obvious.
30 artistes et auteur·e·s qui en toute liberté donneront leur perception de l’« après » au travers d’images et de textes qui seront diffusé·e·s pendant tout le mois de juillet sur les sites Internet de chacun des lieux, sur les réseaux sociaux et par voie de presse.

[1] Lettre ouverte des membres du Réseau TRAM pendant la crise du COVID-19 diffusée le 5 mai 2020
[2] Lettre ouverte des membres du Réseau TRAM en réponse au « plan pour la culture » présenté par le Président de la République le 6 mai 2020 diffusée le 12 mai 2020

Dans le cadre de cette initiative et pour clore l'anniversaire des 10 ans du centre d'art, La Graineterie invite Maxime Thoreau, ancien lauréat de la Biennale de la jeune création, à développer une nouvelle œuvre.

Carte blanche à Maxime Thoreau

Point de départ à cette image, une forme architecturale, indéterminée dans sa fonction, mais pas dans son origine : cette ruine contemporaine est un des exemples d’une Corrèze grandement sylvicole. Familière à l’artiste car proche de son lieu de vie, cette entité l’intrigue depuis son installation dans la région. Jusqu’à présent, elle appartenait au registre des nombreuses formes inventoriées et mémorisées par le sculpteur. L’initiative Après impulse la concrétisation d’une intuition, laissant un temps d’exploration et de réflexion nécessaire à une rencontre avec la forme. La fonction originelle de cet édicule n'étant plus, celui-ci mute alors en un potentiel à exploiter : l'œuvre comme second souffle, l’œuvre comme nouvelle trajectoire pour une forme.
En découle le projet d’une nouvelle série où la sculpture passe par l’image, construite sous forme de diptyque. A la photographie d’objets repérés dans leur contexte, s’associe le dessin numérique du potentiel sculptural de cette forme trouvée. Pour ce premier diptyque, un socle s’esquisse, prêt à soutenir une œuvre dont l’échelle et les volumes lui feraient écho. Le présent et le futur s’unissent alors dans un dialogue formel où l’outil numérique devient le support à une pensée sans limite, un tout possible entre réalité et projection. De ces explorations, émergera un répertoire autonome d’images documentaires et virtuelles qui pourront également nourrir de prochaines productions.

Maxime Thoreau "Et après ? (exploitation formelle #1)" Maxime Thoreau "Et après ? (exploitation formelle #1)", tirage couleur sur papier Rives, 23 x 45 cm. Œuvre réalisée dans le cadre du projet de soutien à la création « Après », La Graineterie - centre d’art de la Ville de Houilles, Tram Réseau art contemp

L'artiste

Diplômé de l’Ecole nationale supérieure d’art de Bourges en 2015, il vit et travaille à Meymac (France). Il a participé à plusieurs programmes de résidence en France et à l’étranger ainsi qu’à des projets collectifs et personnels dont les plus récents se sont déroulés à Rennes en janvier et juin 2020 en lien avec le Bon accueil ou en juin 2019 pour l’inauguration du centre d’art Le Garage à Amboise. Lauréat de la Biennale de la jeune création 2014, Maxime Thoreau réalisa sa première exposition personnelle en 2015 à La Graineterie, centre d’art de la Ville de Houilles. Pour ce sculpteur, si le volume (et parfois même ses dimensions monumentales et in situ) environne sa réflexion, la question de la forme fait figure d’épicentre. D’une observation du réel, il compose un inventaire d’objets issus d’un monde technique et industriel où la production en série domine. L’artiste met de côté la fonctionnalité de ces objets pour en extraire un principe, un motif…, choisissant toujours l’unicité d’une production artisanale qui réinterprète la forme d’origine. Récemment le volume est mis à plat, la sculpture devient murale et le dessin apparaît, entre tracés et collages.