Interview de David Lafore

Interview de David Lafore

David Lafore

À l'occasion de son concert avec Nicolas Jules le 12 octobre à Houilles, David Lafore s'est confié à notre équipe...

Tu es venu jouer à Houilles il y a exactement 10 ans (en co-plateau avec Wladimir Anselme), est-ce que tu peux nous raconter rapidement ton parcours durant ces dix dernières années ?

Alors il y a un mystère, petit, mais quand même, entre 2007 et 2015, je sais pas trop ce que j'ai fait ! Je sais que j'ai vécu à l'hôtel à Paris, que j'ai fait des essais pour l'album J'ai l'amour, justement sorti en 2015, mais je crois que j'ai principalement erré, dans Paris et dans ma tête ! Et puis je suis un peu revenu à moi ! J'exagère mais c'est vrai !

Il semble que tes chansons sont plus épurées et peut-être plus expérimentales, est-ce que ton rapport aux mots et à l’écriture a évolué ?

Oui, je suis toujours tenté par les rimes, les rythmes plus ou moins réguliers, mais l'écriture plus brute, qui me vient depuis le début, je lui donne plus de valeur, et donc la mets plus souvent en musique.

Tu évolues en permanence et ta musique est indéfinissable, est-ce que c’est un moyen de ne pas s’enfermer dans un genre, de rester libre ?

Oh il y a tellement de choses à essayer ! Le prochain album sera d'ailleurs un peu plus différent, et aura une palette plus large ! Je me trouve si sage ! Allons David ! De l'audace !

Pour ce prochain double plateau à Houilles, tu interviendras en solo. Dès lors, sur scène, tu te livres autant à un spectacle qu’à un tour de chant, qu’est-ce qui t’as amené à ça ?

Sur scène, devant les gens, qu'ils soient un ou trois cents, j'ai une sorte de réflexe, de besoin d'instants, de pas savoir moi-même ce que je vais dire. Et là encore, je voudrais m'éloigner un peu plus d'un spectacle écrit, même si en l'occurence le mien s'écrit au fur et à mesure, à partir des improvisations faites en concerts et que je réutilises et enrichies. Je voudrais danser un peu, par exemple. Ah si je pouvais voler ! D'ailleurs c'est pas impossible que j'y arrive ! J'en suis pas loin !

On t’associe souvent à Gainsbourg, Philippe Katerine, Brigitte Fontaine, est-ce que tu te reconnais dans leurs univers ? Quelles étaient tes influences étant jeune et qu’est-ce que tu écoutes aujourd’hui ?

Oh oui ces trois-là sont belles et beaux ! Et quand je les écoute et les vois, par en dessous je les entends me dire: c'est bien, continue petit David ! Ne t'inquiètes pas tu peux tout faire ! Jeune j'écoutais principalement une musique anglo-saxonne, que se soit The Cure, James Brown, Miles Davis, the pogues, Bob Marley et aussi de la musique classique, quatuor de Beethoven, Chostakovitch, et du Bach, et un peu de la contemporaine, Ligetti, et puis Carlos Gardel, bref plein de trucs ! Et Mickael Jackson !

Tu soignes beaucoup tes clips qui sont toujours très inventifs, très originaux, comment choisis-tu les réalisateurs avec lesquels tu travailles, je pense notamment à Podalydès, Berberian, et quel est ton rapport à l’image ?

Ah ben on se rencontre, pour autre chose, et pis comme finalement ça se trouve qu'on s'aime, ben alors tiens finalement on fait un clip ou deux ! Je commence à aimer être filmé et même pris en photo ! ce qui n'était pas du tout le cas avant ! exactement l'inverse de ce que je ressens sur scène devant des gens ! maintenant j'aime !

Tu viens de sortir un EP, à quand le prochain album ?

Et bien oulala le prochain album sort le 6 décembre ! J'ai calé la date de sortie avant d'écrire ! Peut-être ça fait un peu comme sur scène, le temps avance, on ne peux pas revenir en arrière... et ben d'ailleurs j'y retourne ! Au boulot ! Merci pour les questions ! C'est plaisant, on découvre ce que l'on pense en le formulant. Tchin !