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Florian Viel, lauréat de la 11e Biennale de la jeune création

Florian Viel, A l'ombre du feuillage (détail), 2016 - Biennale de la jeune création - peinture acrylique en bâtiment, 823 x 260 cm env. (dont Veranda Lemuria - cadre avec papiers tressés, arêtes de poissons, 30 x 30 cm)

Le jeune plasticien est "l'artiste en ville" de la saison 2016-2017. Dans le cadre d'une résidence de création, il est invité à réaliser une exposition personnelle et un catalogue monographique.

La résidence  Un artiste en ville

Durant plusieurs mois, Florian Viel est accompagné dans son processus de création et dans la réalisation de sa première exposition personnelle intitulée No Lifeguard on Duty .
Une fois l’exposition installée, il partira à la rencontre des publics et mènera deux projets sur-mesure. Un workshop avec la classe de CM2 de Mme Fournier (école Guesde) mettra au centre le travail du décor, la question des stéréotypes et des idéaux. Par ailleurs, Matière à danser , permettra une collaboration avec les élèves en danse contemporaine du Conservatoire municipal -menés par Marion Grégori - qui investiront l’exposition aux sons des percussions de Nicolas Le Roy samedi 13 mai. 

Matière à danser, s amedi 13 mai 2017, à 10h30 et à 14h (gratuit sur réservation) :  Réservez vos places en ligne

En parallèle de ces actions artistiques, l'artiste invite au cœur de son exposition des expérimentations sonores.
• Jeudi 30 mars 2017 à 20h30, lors du vernissage : concert de chanson world avec Sages comme des sauvages (gratuit) :  Réservez vos places en ligne  
• Samedi 20 mai 2017 de 17h à 20h, lors de la clôture et en écho à la Nuit Européenne des Musées : sieste électronique live, Esope reste ici et se repose , avec 16:9 et James S. Taylor (gratuit) :  Réservez vos places en ligne

Découvrir en images la production des œuvres de l'exposition

En savoir plus sur l'exposition No Lifeguard on Duty

Portrait

Né en 1990, il vit et travaille à Paris.
Après avoir réalisé un échange étudiant à CalArts (Los Angeles) et rédigé un mémoire sur l'émergence des plantes dans l'art contemporain, il sort diplômé en 2014 de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris. Depuis, il a participé à plusieurs expositions collectives comme Jeune création (2012), L'Archipel au CRAC à Sète (2014), Chers objets au Réfectoire des Cordeliers et à Immanence à Paris ou encore Le soleil se lève et se couche sans obstacle à la Chapelle du Quartier Haut à Sète en 2015, la Biennale de la jeune création à La Graineterie, centre d'art de la Ville de Houilles et le 61e salon de Montrouge en 2016. Il fut l'invité de plusieurs résidences d'artistes et lauréat des prix du dessin Diamond en 2011, Rose Taupin - Dora Bianka et MAIF pour la Sculpture au Palais de Tokyo à Paris en 2015. Florian Viel s'est engagé dans divers projets auprès de The Tropicool Company, comme par exemple à l'occasion d'un partenariat avec le CNEAI à Chatou. Il a obtenu à l'automne 2016 la Bourse des Amis des Beaux-Arts de Paris pour son projet d'exposition No Lifeguard on Duty à La Graineterie, centre d'art de la Ville de Houilles où il a mené une résidence de création de plusieurs mois en 2017.

Pour le contacter : flo_rian.v@hotmail.fr
Voir en images le travail de Florian Viel
 

Téléchargez le portfolio de l'artiste :

Portfolio Florian Viel (pdf - 22,83 Mo)

Florian Viel, par Alexandra Fau

Un peu sans y toucher, Florian Viel force la « nature » de l’art contemporain en introduisant du vivant dans un environnement composé, mesuré jusque dans sa qualité sonore, olfactive et sensorielle. Dès ses premiers travaux (végétal et papier millimétré), la greffe à marche forcée peine à prendre. Florian Viel s’entiche de l’ananas comme d’autres de la figure de l’aigle (Musée d’art moderne - Département des Aigles de Marcel Broodthaers). Il lui dédie un musée à la documentation fournie. Il est aussi capable de lui faire endurer les pires sévices, en le plaçant sur une potence tête en bas – l’ananas est le seul fruit à pousser vers le haut (Le feu dans la cheminée , 2011). Durant son voyage à Los Angeles en 2013, l’artiste s’autorise de semblables assemblages. Autant de phases de tests pour vérifier ses intuitions : trois chaussettes sur une armature de casque de baseball se détachent sur fond coloré.
Florian Viel s’intéresse à l’exotisme dans ce qu’il a de construit, de factice. Ses installations sont pensées jusque dans les moindres détails. Il distille les objets avec la science de l’étalagiste, combine des images héritées de la publicité, bouscule les codes de l’ornithologie (Carénage , série de becs de toucan). Pour autant, cet univers haut en couleur, complètement décomplexé laisse percevoir une forme de mélancolie.
« Los Angeles est un beau mensonge dans un bel emballage ! » nous dit une des actrices arméniennes du film Tangerine . Rien n’est moins vrai face à la toile imprimée figurant un soleil couchant sur la mer qui se décroche avec panache (Falling sun , 2013). Pour l’exposition à la Graineterie, Florian Viel investit les anciennes écuries avec une « pièce d’intérieur », une fenêtre baignée d’une lumière artificielle encadrée par un pan de moquette bleue et une plante verte. Il offre une nouvelle vision éclatée et séquencée qui lui a valu récemment le prix Maif (Sculpture pour fenêtre ou sculpture pour observer discrètement la piscine de ses voisins,  2015).

Une question à Florian Viel...

Quelle relation vos pièces entretiennent-elles avec l’espace ?
"Je fais de l’installation. Mon rapport à l’espace naît de cette pratique. Mes productions sont destinées à être réutilisées dans différents contextes et différents lieux. Mon travail questionne l’habitat et l’espace domestique plus spécifiquement. Ceci me lie à la culture populaire, qui est une préoccupation majeure dans mon travail. Attaché à l’idée d’oeuvre totale, mes dispositifs cherchent à désacraliser l’histoire de l’art et la peinture au travers d’une exécution quasi industrielle."

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