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Résidence Arts plastiques

La résidence « Un(e) artiste en ville » propose à l’artiste, lauréat de la Biennale de la jeune création, une résidence de création à Houilles la saison suivante.

La résidence un(e) artiste en ville

La résidence de création « un(e) artiste en ville », lancée en 2008 dans le cadre de la Biennale de la jeune création, s’oriente vers une mise en partage de l’art, explore une alchimie favorisant la rencontre entre publics, artistes, œuvres et territoires.

Autour des questions de rencontre et d’expérimentation mais aussi des logiques de soutien et d’accompagnement des artistes, le dispositif de résidence « Un(e) artiste en ville » propose à l’artiste (ou au collectif) nommé par un jury, lauréat de la Biennale, une résidence de création à Houilles la saison suivante.

Elle permet la réalisation d’une exposition personnelle accompagnée de l’édition d’un catalogue monographique et ouvre la voie à un nouvel ancrage, celui du territoire en lien avec la démarche et la personnalité de l’artiste lauréat(e).

Lauréate de la 12e Biennale de la jeune création : Agathe Brahami-Ferron.

Née en 1992, elle vit et travaille à Paris.
Suite à l’obtention de son DNSAP en 2016, elle effectue un post-diplôme à l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris au sein de l’atelier Claude Dumas. Depuis, Agathe Brahami-Ferron a participé à plusieurs projets collectifs en France et en Belgique. En 2016, son travail est présenté lors d’Extranature l de Mark Dion au Palais des Beaux-arts puis en 2018, Morgane Tschiember et Anouk Judde-Montserra l’invitent pour Rencontres Egoïstes  une exposition organisée par LFDAC - la Française des Arts Contemporains à La Station. La même année, elle participe à la 12e Biennale de la jeune création  à La Graineterie - centre d’art de la Ville de Houilles, dont elle fut la lauréate, à la Biennale d’Arts Actuels  du CRAC de Champigny-sur-Marne, à l’anniversaire des 10 ans de l’Atelier Céramique à l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris.
La galerie Antonine Catzeflis qui avait précédemment montré son travail lors du Paris Art Design, la convie de nouveau pour Céramique , en duo avec Marina Legall. Le salon P/CAS Paris Contemporary art show l’invite à l’automne 2018. 2019 marque le début d’une collaboration avec la galerie bruxelloise La Peau de l’ours  à l’occasion de l’exposition Sex on the Beach, stirred not shacken  et de l’Affordable Art fai r. Tandis que la galerie Lefevbre&fils à Paris expose ses pièces pour Clayborn , elle participe à By-collectors  au Social club la Montgolfière et réalise en parallèle sa première exposition personnelle Wolloomooloo Bay  à La Graineterie. Agathe Brahami-Ferron conçoit des workshops pour différents publics comme à l’occasion de sa résidence Un(e) artiste  en ville à La Graineterie en 2019 ou à l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris en 2017. 

Depuis 2008, autour des questions de rencontre et d’expérimentation mais aussi des logiques de soutien et d’accompagnement des artistes, naît le dispositif Un(e) artiste en ville . Le lauréat de la Biennale, choisi par un jury, est invité en résidence de création à Houilles la saison suivante. Celle-ci permet la  réalisation d’une  exposition  personnelle, l’édition d’un catalogue monographique, tout en mettant en jeu durant plusieurs mois un nouvel ancrage, celui du territoire, en lien avec la démarche et la personnalité de l’artiste lauréat(e).

« Alors qu’elle étudie aux Beaux-arts de Paris, Agathe Brahami-Ferron pratique d’abord la peinture en représentant des portraits d’individus seuls, perdus dans leurs pensées, en état de contemplation. La nécessité du volume, du rapport à l’espace et de la relation physique aux personnages l’amène vers la sculpture en céramique émaillée. À l’endroit de l’émaillage, la peinture et la céramique s’hybrident.À la plage, dans le métro ou dans la rue, l’artiste observe attentivement les gens. Elle est à la recherche d’un état singulier, le moment où nous sommes perdus dans nos pensées, comme déconnectés du monde qui nous entoure. À ce moment précis, nous nous offrons aux regards extérieurs sans barrière, sans jeu, sans artifice. Agathe Brahami-Ferron restitue cet état à travers la réalisation à échelle 1 de corps en terre émaillée. L’échelle réelle et le travail de peinture engendrent une identification, un corps à corps avec le regardeur. Une identification rendue possible par la dimension sociologique des œuvres. L’artiste s’emploie en effet à modeler différents groupes sociaux. Les corps sont imparfaits, relâchés, libérés de toute forme de représentation publique. Malgré la neutralité de leurs expressions, ils irradient un sentiment étrange, entre présence et absence, entre réalisme et surréalisme. À La Graineterie, l’artiste souhaite injecter une dose de récit à travers l’articulation dans l’espace de ses personnages. L’œuvre, envisagée comme une installation, diffracte les points de vue. Les trois individus sont à la fois isolés, plongés dans leurs pensées, et en dialogue avec les autres. Différentes voies de communication sont ouvertes : entre les personnages et avec les regardeurs. Leurs vies intérieures (pensées, souvenirs) sont extériorisées par la présence de bustes en lévitation et d’éléments traduisant des fantasmes, des souvenirs, des rêveries et des projections partagées.  »
Par Julie Crenn

 

Résidence 2009 : Sophie Gaucher / Première exposition personnelle « Suivez la ligne »
Résidence 2011 : Julien Nédélec / Exposition personnelle, « La Peau de l’ours »
Résidence 2013 : Morgane Fourey / Exposition personnelle, « Contre placage »
Résidence 2015 : Maxime Thoreau / Première exposition personnelle, « Formes emprei(u)ntées »
Résidence 2017 : Florian Viel / première exposition personnelle, «  No Lifeguard on Duty  »
Résidence 2019  : Agathe Brahami-Ferron / première exposition personnelle, «  Woolloomooloo Bay  »