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Résidence Arts plastiques

La résidence « Un(e) artiste en ville » propose à l’artiste, lauréat de la Biennale de la jeune création, une résidence de création à Houilles la saison suivante.

La résidence un(e) artiste en ville

La résidence de création « un(e) artiste en ville », lancée en 2008 dans le cadre de la Biennale de la jeune création, s’oriente vers une mise en partage de l’art, explore une alchimie favorisant la rencontre entre publics, artistes, œuvres et territoires.

Autour des questions de rencontre et d’expérimentation mais aussi des logiques de soutien et d’accompagnement des artistes, le dispositif de résidence « Un(e) artiste en ville » propose à l’artiste (ou au collectif) nommé par un jury, lauréat de la Biennale, une résidence de création à Houilles la saison suivante.

Elle permet la réalisation d’une exposition personnelle accompagnée de l’édition d’un catalogue monographique et ouvre la voie à un nouvel ancrage, celui du territoire en lien avec la démarche et la personnalité de l’artiste lauréat(e).

Lauréate de la 12e Biennale de la jeune création : Agathe Brahami-Ferron.

« Alors qu’elle étudie aux Beaux-arts de Paris, Agathe Brahami-Ferron pratique d’abord la peinture en représentant des portraits d’individus seuls, perdus dans leurs pensées, en état de contemplation. La nécessité du volume, du rapport à l’espace et de la relation physique aux personnages l’amène vers la sculpture en céramique émaillée. À l’endroit de l’émaillage, la peinture et la céramique s’hybrident.
À la plage, dans le métro ou dans la rue, l’artiste observe attentivement les gens. Elle est à la recherche d’un état singulier, le moment où nous sommes perdus dans nos pensées, comme déconnectés du monde qui nous entoure. À ce moment précis, nous nous offrons aux regards extérieurs sans barrière, sans jeu, sans artifice. Agathe Brahami-Ferron restitue cet état à travers la réalisation à échelle 1 de corps en terre émaillée. L’échelle réelle et le travail de peinture engendrent une identification, un corps à corps avec le regardeur. Une identification rendue possible par la dimension sociologique des œuvres. L’artiste s’emploie en effet à modeler différents groupes sociaux. Les corps sont imparfaits, relâchés, libérés de toute forme de représentation publique. Malgré la neutralité de leurs expressions, ils irradient un sentiment étrange, entre présence et absence, entre réalisme et surréalisme. »

Par Julie Crenn

Résidence 2009 : Sophie Gaucher / Première exposition personnelle « Suivez la ligne »
Résidence 2011 : Julien Nédélec / Exposition personnelle, « La Peau de l’ours »
Résidence 2013 : Morgane Fourey / Exposition personnelle, « Contre placage »
Résidence 2015 : Maxime Thoreau / Première exposition personnelle, « Formes emprei(u)ntées »
Résidence 2017 : Florian Viel / première exposition personnelle, «  No Lifeguard on Duty  »
Résidence 2019  : Agathe Brahami-Ferron